Géographie de la Franche-Comté

Géographie de la Franche-Comté

Un visage naturel

La Franche-Comté s’étire entre Rhône et Rhin sur 4 départements. Encadrée par deux massifs montagneux, cette région est une terre de contrastes aux paysages boisés et façonnés par l’eau. Elle s’attache à préserver ce patrimoine naturel, jamais loin des centres urbains, tout en rendant son territoire accessible. Montagnes, cours d’eau, forêts : un cadre de vie épanouissant que les Francs-Comtois invitent à parcourir.

Au cœur de l’Europe

Avec une position stratégique au centre de l’Europe, la Franche-Comté est un territoire de rencontres. Frontalière de la Suisse sur plus de 230 km, elle sait se rendre accessible malgré le relief montagneux et boisé qui la modèle.

Une région de caractère

Limitrophe des régions Rhône-Alpes, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Lorraine et Alsace, elle dispose d’une grande diversité de terroirs et d’activités. Profitant d’un patrimoine naturel remarquable (cours d’eau, lacs, montagnes, forêts) la Franche-Comté offre un cadre de vie séduisant.
Elle compte, en 2006, 1 146 000 habitants répartis sur 4 départements :
le Doubs (25),
le Jura (39),

la Haute-Saône (70),
le Territoire de Belfort (90).

Sa capitale régionale, Besançon, est à 2h40 de Paris en TGV.

En savoir plus :

Population : 1 168 208 habitants
Densité : 72 habitants au km²
Superficie : 16 202 km2, soit 3 % du territoire national
Principales agglomérations : Besançon (177 000 habitants, préfecture du Doubs), Montbéliard (117 000 habitants), Vesoul (78 750 habitants, préfecture de Haute-Saône), Belfort (78 000 habitants, préfecture du Territoire de Belfort), Dole (31 000 habitants) et Lons-le-Saunier (18 500 habitants, préfecture du Jura).
Point culminant : Crêt-Pela, à 1 495 m, dans le Jura
Taux de boisement : 43,8% du territoire (soit 713 800 hectares)

Venir par la route

Besançon/Strasbourg : 2h15
Besançon/Bâle : 1h30

Besançon/Lyon : 2h
Besançon/Paris : 4h
Besançon/Dijon : 1h
Besançon/Genève : 2h15
Besançon/Lausanne : 1h40
Besançon/Stuttgart : 3h45

Bordée de massifs

La Franche-Comté est principalement structurée par ses reliefs montagneux : la chaîne du Jura et le massif des Vosges. D’une richesse naturelle bien particulière, ils rythment la vie franc-comtoise et font l’objet de soins attentifs.

Un relief omniprésent

A l’Est, la montagne jurassienne s’étire sur 200 km en culminant à 1495 mètres au Crêt Pela. Abondamment boisée, elle est source de détente pour ceux qui la parcourent. Au Nord, partagé avec l’Alsace et la Lorraine, le massif des Vosges culmine à 1247 mètres avec le Ballon d’Alsace, jonction des trois régions. De caractères bien différents, ces deux massifs possèdent des écosystèmes qui réclament attention. Aimée, préservée, valorisée, la nature franc-comtoise est aussi une ressource économique habilement exploitée.

2 parcs naturels régionaux pour conserver les montagnes vivantes

Soucieuse de préserver son patrimoine naturel, la Franche-Comté, associée à la région Rhône-Alpes, s’applique à respecter la montagne jurassienne, son identité et ses traditions. Avec le parc naturel régional du Haut-Jura, elle joue un rôle essentiel dans la gestion environnementale et la valorisation des activités humaines : fabriques de pipes, jouets, lunettes, métier de layetier…

Plus au Nord, le parc naturel régional des ballons des Vosges a dépassé les clivages administratifs et culturels pour devenir l’un des plus vastes de France. La diversité des milieux naturels en fait un lieu privilégié pour profiter des points d’eau, musées, produits locaux et découvrir la curieuse chapelle de Le Corbusier à Ronchamp.

Une région verte

Avec 44% de son territoire couvert d’arbres, la Franche-Comté est la deuxième région la plus boisée de France. Une présence forestière qui marque les paysages et la vie des habitants sur le plan traditionnel et économique.

La forêt vénérée

La France élit sa miss… eh bien dans les villages du Haut-Doubs et du Jura, on élit le « sapin président » ! Choisi sur des critères de beauté, hauteur et circonférence, une fête est organisée à sa mort pour l’abattre et élire son successeur. Cet arbre emblématique, présent sur plus de la moitié des sols, constitue la plus vaste sapinière d’Europe : plus de 10 000 hectares. La région possède également la 2e forêt de feuillus de France, la forêt de Chaux, mais aussi celle du Risoux, du Massacre, de Joux… Cette richesse naturelle incontestable doit répondre aux exigences touristiques et économiques (la filière bois par exemple) et nécessite donc une minutieuse approche écologiste.

Une rare diversité

Des chênes des plaines de Haute-Saône aux épicéas d’altitude du Haut-Jura, la forêt franc-comtoise recouvre une gamme d’espèces remarquables. Un terrain d’accueil idéal pour la biodiversité où l’on soigne la faune sauvage et les grands gibiers. Cette préservation s’illustre également par la récolte de graines forestières que d’habiles grimpeurs ramènent à la sècherie de la Joux. Gérée par l’Office national des forêts, la sècherie aide au renouvellement des plantations par une sélection et une conservation des graines issues des plus beaux arbres. Un gros coup de pouce pour la nature.

Sources de plaisir

La Franche-Comté profite d’une hydrographie abondante. 5 350 km de cours d’eau, pas moins de 80 lacs et 1000 étangs : l’eau règne et fascine par sa pureté et son énergie.

Des rivières aux parcours agités

Les rivières comtoises sont nombreuses : Doubs, Saône, Loue, Ognon et bien d’autres. Prenant vie dans les montagnes et voyageant sous terre pour mieux ressurgir, elles façonnent les paysages dans un éternel combat avec la roche. Un spectacle souvent grandiose que l’on peut pleinement apprécier aux sources de la Loue ou du Lizon, en parcourant les surprenantes cascades du hérisson ou encore le long du Doubs, pour y admirer le fameux saut, une chute de 27 mètres. Toute cette agitation contraste avec l’immobilité des plans d’eaux, omniprésents dans la région.

Des havres de fraîcheur

Les innombrables lacs et étangs de Franche-Comté inspirent loisirs sportifs et culturels. Le Malsaucy accueille le festival des Eurockéennes mais aussi une base nautique. Saint-Point, troisième plan d’eau naturel de France, se transforme en immense patinoire l’hiver. Non loin de là, on découvre les tourbières de Remoray, superbe réserve naturelle. Tout aussi prestigieux, le lac de Narlay invite à la baignade dans ses eaux fraîches. Sans oublier les Mille étangs en Haute-Saône, paysage si particulier de landes désolées pour des promenades sans fin. Et compte tenu de l’importance de ces retenues d’eaux, leur utilité ne s’arrête pas là.

Une nature domptée

Un mur de 130 m de haut, de 430 m de large et 54 500 m3 de béton : c’est le barrage de Vouglans, un des plus beaux exemples de barrage-voûte français. La Franche-Comté profite ainsi du potentiel énergétique que lui offre son territoire. D’une grande puissance après avoir dévalées les pentes du Jura, les rivières deviennent aussi productrices d’énergie hydro-électrique. Cela dit, les loisirs gardent leur place : pêche, navigation, visites de grottes et gouffres, chaque cours d’eau invite à une découverte.

Un capital écologique

Abrités par la diversité des milieux naturels, animaux et végétaux cohabitent aisément. Une biodiversité que la Franche-Comté respecte et s’applique à conserver.

Des fleurs, partout

Dans les plaines comtoises, les orchidées, narcisses et ombellifères abondent. Plus haut, sur la montagne, ce sont les gentianes, lys, crocus, soldanelles et trolles d’Europe qui s’imposent. Et bien plus bas, dans les tourbières formées par les mousses aquatiques, les iris d’eau et le drosera, plante insectivore, poussent tranquillement. Ainsi, les couleurs prolifèrent et caractérisent les paysages francs-comtois, de vrais petits paradis pour les botanistes.

La forêt : un concentré d’espèces

Cachés sous les chênes, hêtres ou sapins, les animaux sont à l’abri. Des plus petits, fourmis rouges, gélinottes et martres, aux plus grands, chevreuils, sangliers et cerfs, les populations sont très nombreuses. Signalons également deux espèces de nouveau en expansion : le très protégé grand tétras (gros coq de bruyère au riche plumage) et le lynx boréal, vivant dans les forêts sauvages du Jura et des Vosges.

Issus de l’eau

Il va de soi que les cours d’eau profitent aussi à de nombreux animaux. Les bécassines, courlis cendrés ou encore busards ont fait des marais leur terrain d’élection. De leurs côtés, truites, corégones et brochets arpentent les rivières et lacs. Et enfin, profitant des grottes creusées par les eaux, les chauves-souris jouent aux gentils vampires dans les sous-sols de la Franche-Comté.